Pascal, mon ami, mon complice,
ce n'était pas la peine de nous dire bonjour ou bonsoir lorsque nous nous voyions. À chaque rencontre, c'était comme si nous continuions une relation habituelle, une connivence qui perdurait le long du fil de nos vies. C'était une chose évidente, normale, simple comme peut l'être une vraie amitié. Il fut là dans cette relation joyeuse comme dans mes heures sombres.
Même si nous n'étions plus aussi présents l'un à l'autre, il y avait ce plaisir de nous retrouver de temps en temps que permet une amitié indéfectible dont je m'honorais.
Je n'oublierai jamais ces moments passés ensemble où naquit notre complicité, aussi bien dans notre travail qu'en dehors lorsque notre amour de la musique et notre plaisir nous emmenaient d'une église à une salle, trainant tant bien que mal des kilos de matériel pour enregistrer des concerts ou des disques. Puis je fus un témoin de son bonheur familial avec Séverine et ses garçons Thomas et Léo, et j'en étais content pour lui, pour elle, pour eux.
Pascal était une belle âme, un homme droit, un époux aimant et prévenant, un père accompli et attentif. Sa vie c'était eux avant tout et je sais qu'ils en étaient heureux.
Terrassé par un mal impitoyable Pascal s'en est allé sans dire au revoir, comme si notre amitié perdurait dans le temps, éternellement.
C'était “le Scal”, mon ami, mon complice. J'ai un autre trou dans le cœur.

20/03/2014