Aux oreilles de bois gouvernementales auxquelles on explique que si les « vieux » partaient à la retraite en temps et heure, c'est à dire 60 ans, on pourrait embaucher au moins autant de jeunes, elles répondent cyniquement et invariablement que les postes libérés ne sont pas en adéquation avec la demande. Ils faudrait peut être leur faire entrer dans le crâne (à coup de marteau probablement) que le principe des générations est de remplacer les sortants par des nouveaux en début de chaîne, favorisant l'apprentissage d'une carrière et la promotion d'une autre. Il est évident que les subalternes à un poste ne demandent qu'à progresser à ce poste, entraînant derrière eux le renouvellement essentiel d'une société. C'est comme si l'on disait : il faut faire vivre absolument les anciens plus longtemps et empêcher les naissances puisque ces dernières n'ont pas l'expérience et le savoir des premières. Absurde et anti-social. C'est significatif aussi d'une société qui a peur du changement. Après, on s'étonne que personne ne veut plus d'enfant : qu'est ce qu'on va bien pouvoir en faire, ils ne servent à rien, ils ne peuvent remplacer sur le champ les anciens... 
Pour faire plaisir aux petits copains patrons qui veulent dégraisser à tour de bras, ou plutôt ne pas embaucher, le sharkozy est prêt à scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Moins il y a de cotisants à la Sécu, moins celle ci est à même d'accomplir sa mission de santé publique et plus on amène insidieusement les gens à se protéger en se ruant vers les assurances privées et vers les complémentaires dont le nombre est en progression constante. Il n'est que de voir la pléthore de pubs à la télé qui en font l'apologie en permanence histoire d'instiller leur nécessité. Des assurances inconnues jusqu'à ce jour apparaissent tout soudainement. On va plus ou moins discrètement vers l'invasion des fonds de pension à l'américaine, véritables plaies de la société. Par contre, que certains n'aient plus les moyens de se soigner vu l'augmentation des soins et des médicaments (Selon Médecins du Monde, « le recours tardif aux soins (lorsque le patient n'a plus d'autre choix -ndlr) a doublé entre 2007 et 2009. Il est ainsi passé de 11% à 22%. » Principales victimes, les populations les plus pauvres. Selon l'association, « 84% des patients reçus par MdM n'auraient aucune couverture maladie. »), ledit sharkozy n'en a cure, ce n'est pas son problème. Il doit penser qu'il y a trop d'habitants en France et que c'est un bon moyen de faire une sorte d'eugénisme...