(reprise d'un billet édité en 2007 mais que ce blog m'avait tronqué...)

La crédulité des français est proprement stupéfiante quand on lit : « Un Français sur deux considère que Nicolas Sarkozy est "sincère" selon un sondage Ifop (...) ». Penser un seul instant que Sarkozy est sincère c'est faire foi à des propos démagogiques de bonimenteur. Il semble que les français ont vraiment la mémoire courte ou qu'ils sont très mal informés car s'ils se retournaient un peu sur les dernières années de gouvernance de la droite et qu'il l'épluchent un tant soit peu, ils comprendraient le cynisme du candidat et le mépris qu'il a d'eux. Ce dernier pêche impunément dans toutes les eaux électorales en promettant tout et son contraire, revenant éhontément sur des positions antérieures, flattant les uns, encensant les autres, distribuant aux uns et aux autres des propos lénifiant. Il est absolument certain que s'il était élu, il balayerait d'un revers de main ses promesses pour appliquer consciencieusement son plan extrême libéral. C'est tellement flagrant. Comment peut on croire un type qui se refuse à démontrer ses revenus, qui magouille avec ses copains pour ses biens immobiliers, qui fait partie d'un cabinet d'avocat fiscaliste spécialisé dans les expulsions, etc. ?

Heureusement, une autre partie du sondage précise que « 53 % le trouvent "inquiétant" et 57 % jugent qu'il "divise les Français". » Il est quand même assez étonnant qu'on trouve NS « sincère » en même temps qu'on le trouve « inquiétant ». Moi, j'aurais assez tendance à ne pas trop croire quelqu'un qui m'inquiète. Ou alors, il faudra que je vérifie mon coté masochiste... Mais bon, peut être aussi, ne fais-je pas partie des panels représentatifs du français moyen... 

Le dernier chiffre « les deux tiers estiment qu'il a "la stature d'un président". » lui, est assez incroyable aussi. C'est aussi faire fi de ses attitudes, de ses déclarations et des innombrables gesticulations désordonnées et irresponsables qu'il a eues durant son mandat et sa candidature. Comment un type de cette espèce peut il être crédible sur la scène internationale à moins d'une connivence et d'une complicité partisane de ses interlocuteurs. Je ne préfère pas penser à l'image de la France dans cette hypothèse. Le pays serait considéré comme le vassal des plus forts, emboîtant le pas à leurs pires décisions. Car la mentalité de ce type c'est l'adhésion pleine et entière à la loi du plus fort, chère à l'extrême libéralisme.

J'ai peur à ma France...