Etzel ou l'étonnement

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mardi 9 octobre 2012

Terrorisme journalistique

Certains journalistes amoraux et irresponsables font assaut de sensationnalisme avec ce genre d'“informations”. Ainsi théâtralisés, ces événements deviennent des références qu'intègrent plus ou moins consciemment certains jeunes fragilisés. Sans compter le but (inavoué) d'instauration d'un climat d'inquiétude propre à favoriser des attitudes sécuritaires. En fait, cela s'appelle du terrorisme.

dimanche 30 septembre 2012

De la decomplexion comme exemple et comme morale

J'ai toujours, et récemment à plus forte raison, été intéressé par la valeur de l'exemple. L'exemple comme émulation pédagogique s'entend. Il est une responsabilité parce que, volontaire ou non d'ailleurs, il est le message que nous envoyons aux autres à propos de la morale en l'occurrence. Ils l'acceptent ou non, en fonction de l'autorité que représente l'émetteur ou/et de son histoire. L'exemple est aussi un modèle pour qui n'y a pas réfléchi ou pris conscience.

Le gouvernement précédent (Sarkozy) a démontré par la négative la valeur de l'exemple et en a fait prendre conscience des effets dévastateurs sur certains esprits. Le maître mot de cette entreprise est « décomplexé ». La mauvaise conscience de certains s'est affranchie des tabous et interdits en lâchant toutes les vannes de la morale. Depuis les plus hautes sphères du pouvoir, le Président de la République en premier lieu, la décomplexion s'est déversée comme un torrent sur la population dont certains n'en demandaient pas tant, relayée par opportunisme par les vautours de la démagogie. Par décomplexion, j'entends le fait d'être décomplexé. Je n'ai pas trouvé de meilleure expression pour écrire cette attitude qui consiste à porter haut et fort des attitudes ou des sentiments plus ou moins honteux qui auparavant restaient cachés, comprimés, même implicitement règlementés.

Lorsqu'un élu du plus haut niveau parle de “karchériser la racaille” à des populations inquiètes et apeurées, lorsque ce même élu montre famille heureuse et unie et richesse devant un pays exsangue, apostrophe avec “casse toi pauv' con” un contradicteur, affiche ses accointances avec les plus riches alors même que le chômage gangrène la société, fait preuve de sa veulerie face aux “grands de ce monde” même si déconsidérés ou conspués, a des familiarités intempestives pour prouver une connivence imaginaire, alors beaucoup se demandent pourquoi ils n'en feraient pas autant à leur niveau. Être de droite ou d'extrême droite n'est plus une tare mais presque une gloire et les pires valeurs de ces partis se montrent au grand jour et sont accaparées par des aventuriers qui n'attendaient que ce blanc seing pour commettre leurs méfaits. La cupidité, tare originelle de l'homme, devient presque une qualité, copiant en cela les dérives catastrophiques anglo-saxonnes. Toutes les valeurs humanistes que défendent et tentent d'inculquer aux peuples depuis des siècles les éducateurs, certains grands esprits et les penseurs sont balayées d'un coup de “karcher” cynique.

La décomplexion devient un mode de pensée, une façon de vivre quand elle favorise les intérêts de chacun. Le social est éliminé au profit du personnel.

dimanche 17 juillet 2011

Aboiements...

Qu'on relève les insanités du gouvernement-UMP, soit.

Qu'on pose certains problèmes, soit. Mais qu'on s'offusque régulièrement des aboiements des chiens de Sarkozy, il faudrait un peu réfléchir.

Pourtant, la tactique-manipulation cynique de l'équipe de ce dernier est bien visible : pendant que le chef se fait une virginité électoraliste, les lieutenants continuent de lancer des appâts vers l'extrême droite qui se jette dessus comme des hyènes, des sondes pour évaluer l'état d'acceptation de leurs ignominies par un peuple désabusé parce que saturé, des complots à tout va pour décrédibiliser, assassiner ou détruire leurs opposants, et organisent l'insécurité sur le territoire pour se poser en son défenseur en temps et heure. 

J'avais déjà aussi, et depuis longtemps, expliqué ici la technique de l'indigestion (ou de la saturation) utilisée par Sarkozy et les siens. Il s'agit de bombarder le pays de déclarations plus ou moins viles, propres à énerver les gauches qui n'en peuvent mais et d'accrocher l'attention d'une frange irréfléchie de la population qui penche volontiers pour les thèses faciles du FN. À coté de cela, des tombereaux de modifications scélérates de lois et d'organisations des institutions nationales (hôpitaux, éducation, etc.) sont imposés plus ou moins discrètement aux assemblées qui les votent et les font appliquer avec zèle.

Les médias, plus ou moins infiltrés par ledit gouvernement, participent de sa publicité et attisent largement les  brûlots qu'il lance à tout vent.

Bref, la machine de guerre du gouvernement-Sarkozy-UMP est en ordre de marche et a commencé depuis longtemps à préparer le champ de bataille.

lundi 15 novembre 2010

Sur le « remaniement » de novembre 2010

Bah, le nain organise son gouvernement pour revenir aux « fondamentaux » de sa politique (barre à droite toute et finie la soit disant « ouverture ») et pour préparer 2012.
La guerre des requins a commencé et Fillon en a gagné le premier round en s'imposant pour sa succession et en dictant ses conditions. Sur ce plan là, le nain s'est affaibli.
En mettant dans son équipe Jupé, il tente de le neutraliser pour cette élection. Manque de pot, je pense que Jupé ne se gênera pas de toute façon. Dans l'affaire, il a profondément énervé Borloo et Morin qui vont devenir des adversaires acharnés. Woerth ne doit pas être content non plus de s'être fait évincer alors qu'il avait consciencieusement léché les bottes du nain, et dieu sait s'il a du se mettre en position pour ça. Ne parlons pas de Rama Yade qui doit être extrêmement déçue malgré ses câlins de chatte affectueuse au nabotléon et son aveuglement obstiné envers lui. Espérons qu'elle ouvrira maintenant les yeux à propos de son « protecteur »... C'est une fille qui pourrait presque être à gauche si elle n'était autant carriériste... Quand aux anciens de « l'ouverture », ils sont probablement grillés dans leur ancien camp et vont devoir se refaire une santé genre traversée du désert...
Conclusion : le nain s'est fait des ennemis en plus. Pas sûr (espérons le surtout) que cette tactique défensive lui porte chance. Cependant il va falloir être extrêmement vigilant sur tous les coups bas et les forfaitures qu'il va mettre en place pour gagner.

dimanche 24 octobre 2010

Les vieux...

Aux oreilles de bois gouvernementales auxquelles on explique que si les « vieux » partaient à la retraite en temps et heure, c'est à dire 60 ans, on pourrait embaucher au moins autant de jeunes, elles répondent cyniquement et invariablement que les postes libérés ne sont pas en adéquation avec la demande. Ils faudrait peut être leur faire entrer dans le crâne (à coup de marteau probablement) que le principe des générations est de remplacer les sortants par des nouveaux en début de chaîne, favorisant l'apprentissage d'une carrière et la promotion d'une autre. Il est évident que les subalternes à un poste ne demandent qu'à progresser à ce poste, entraînant derrière eux le renouvellement essentiel d'une société. C'est comme si l'on disait : il faut faire vivre absolument les anciens plus longtemps et empêcher les naissances puisque ces dernières n'ont pas l'expérience et le savoir des premières. Absurde et anti-social. C'est significatif aussi d'une société qui a peur du changement. Après, on s'étonne que personne ne veut plus d'enfant : qu'est ce qu'on va bien pouvoir en faire, ils ne servent à rien, ils ne peuvent remplacer sur le champ les anciens... 
Pour faire plaisir aux petits copains patrons qui veulent dégraisser à tour de bras, ou plutôt ne pas embaucher, le sharkozy est prêt à scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Moins il y a de cotisants à la Sécu, moins celle ci est à même d'accomplir sa mission de santé publique et plus on amène insidieusement les gens à se protéger en se ruant vers les assurances privées et vers les complémentaires dont le nombre est en progression constante. Il n'est que de voir la pléthore de pubs à la télé qui en font l'apologie en permanence histoire d'instiller leur nécessité. Des assurances inconnues jusqu'à ce jour apparaissent tout soudainement. On va plus ou moins discrètement vers l'invasion des fonds de pension à l'américaine, véritables plaies de la société. Par contre, que certains n'aient plus les moyens de se soigner vu l'augmentation des soins et des médicaments (Selon Médecins du Monde, « le recours tardif aux soins (lorsque le patient n'a plus d'autre choix -ndlr) a doublé entre 2007 et 2009. Il est ainsi passé de 11% à 22%. » Principales victimes, les populations les plus pauvres. Selon l'association, « 84% des patients reçus par MdM n'auraient aucune couverture maladie. »), ledit sharkozy n'en a cure, ce n'est pas son problème. Il doit penser qu'il y a trop d'habitants en France et que c'est un bon moyen de faire une sorte d'eugénisme...

mercredi 15 septembre 2010

Boniments...

(reprise d'un billet édité en 2007 mais que ce blog m'avait tronqué...)

La crédulité des français est proprement stupéfiante quand on lit : « Un Français sur deux considère que Nicolas Sarkozy est "sincère" selon un sondage Ifop (...) ». Penser un seul instant que Sarkozy est sincère c'est faire foi à des propos démagogiques de bonimenteur. Il semble que les français ont vraiment la mémoire courte ou qu'ils sont très mal informés car s'ils se retournaient un peu sur les dernières années de gouvernance de la droite et qu'il l'épluchent un tant soit peu, ils comprendraient le cynisme du candidat et le mépris qu'il a d'eux. Ce dernier pêche impunément dans toutes les eaux électorales en promettant tout et son contraire, revenant éhontément sur des positions antérieures, flattant les uns, encensant les autres, distribuant aux uns et aux autres des propos lénifiant. Il est absolument certain que s'il était élu, il balayerait d'un revers de main ses promesses pour appliquer consciencieusement son plan extrême libéral. C'est tellement flagrant. Comment peut on croire un type qui se refuse à démontrer ses revenus, qui magouille avec ses copains pour ses biens immobiliers, qui fait partie d'un cabinet d'avocat fiscaliste spécialisé dans les expulsions, etc. ?

Heureusement, une autre partie du sondage précise que « 53 % le trouvent "inquiétant" et 57 % jugent qu'il "divise les Français". » Il est quand même assez étonnant qu'on trouve NS « sincère » en même temps qu'on le trouve « inquiétant ». Moi, j'aurais assez tendance à ne pas trop croire quelqu'un qui m'inquiète. Ou alors, il faudra que je vérifie mon coté masochiste... Mais bon, peut être aussi, ne fais-je pas partie des panels représentatifs du français moyen... 

Le dernier chiffre « les deux tiers estiment qu'il a "la stature d'un président". » lui, est assez incroyable aussi. C'est aussi faire fi de ses attitudes, de ses déclarations et des innombrables gesticulations désordonnées et irresponsables qu'il a eues durant son mandat et sa candidature. Comment un type de cette espèce peut il être crédible sur la scène internationale à moins d'une connivence et d'une complicité partisane de ses interlocuteurs. Je ne préfère pas penser à l'image de la France dans cette hypothèse. Le pays serait considéré comme le vassal des plus forts, emboîtant le pas à leurs pires décisions. Car la mentalité de ce type c'est l'adhésion pleine et entière à la loi du plus fort, chère à l'extrême libéralisme.

J'ai peur à ma France...

Après moi...

"Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant le bon fonctionnement des services publics (éducation, santé...). Ces mesures sont irresponsables d'un point de vue politique et social, et même au strict plan économique, puisqu'elles vont maintenir les pays européens dans la récession", estiment Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (conseil scientifique d'Attac), André Orléan (CNRS, EHESS) et Henri Sterdyniak (OFCE). (Le Monde du 15/09/10)

L'entreprise de destruction massive des « fondamentaux » de l'état (fonctionnaires de tous les services publics de ce dernier) consciencieusement et obstinément poursuivie par Sharkosy a pour but de proposer des finances assainies pour 2012. Qu'il dit. Dessous se profile évidemment la privatisation forcenée de ces services.

- « Ah, vous voyez, les hôpitaux publics sont incapables d'être efficients. Il faut aller dans les cliniques privées. »

Déjà les médecins de tous poils ont pris l'habitude insidieuse d'envoyer leurs patients vers le privé (analyses de toutes sortes, examens, etc.).
Il va en être de même à court terme pour tous les autres services :
- la police : après l'instauration des polices urbaines, véritables milices à la solde du maire, la suppression de la police de proximité, la réduction des effectifs et des moyens, à quand les officines de sécurité privées « complétant la mission de la police » ? Déjà toutes sortes d'agents de sécurité ont des prérogatives exorbitantes...
- l'enseignement : l'enseignement public est sournoisement dénigré grâce aux media qui se délectent maintenant de comparatifs de qualité des établissements. Sous entendu : le privé est meilleur... Evidemment, la réduction aussi des effectifs est de mise et certains établissements ont été « autonomiés ». Avec des budgets anémiques, ils dégraissent à tour de bras, réduisant d'autant la qualité des services et entrant de ce fait dans le tableau des mauvais... 
- la santé : non seulement les hôpitaux sont amputés de leurs personnels et de leurs budgets, mais, pour mieux les préparer à une privatisation rampante, ils sont fortement incités à être « autonomes ». Du coup le privé ne manque pas de s'engouffrer dans cette porte et prend petit à petit les commandes du public. Comme pour l'enseignement, il existe aussi, toujours grâce aux media, des comparatifs d'hôpitaux. Ainsi ceux mal classés ont ils une chance de s'en sortir...
- la justice est mise aux ordres par tout un ensemble de mesures : réduction drastique des effectifs, fermeture des tribunaux « non rentables », dénigrement permanent et isolement des juges d'instruction...
De même pour les autres administrations proprement dites dont les effectifs sont fortement réduits alors que le travail s'accumule.
Certains grands services public ont déjà été privatisés comme la SNCF, France Télécom, EDF-GDF. Ces entreprises deviennent incontrôlables et agissent comme bon leur semble.
Le gouvernement dilapide à tour de bras les biens (immobiliers) publics, favorisant les investisseurs privés et, si possible, les amis...

La diminution du nombre de fonctionnaire n'est qu'un aspect du dépeçage programmé de la France.

Je suis révolté, en colère et en même temps si las...


samedi 21 novembre 2009

C'est malin !

Voilà que ce matin une jeune étudiante en journalisme est venue me titiller sur mon activité (métier ? qui a dit métier ? ) d'écrivain public. De fil en paroles, je lui ai parlé de ce blog que j'ai abandonné depuis la mort de ma Chérie. Mais bon, je n'ai pas pu résister et je me suis pris à le relire... Ça ne me paraît pas trop mal même si je m'y suis souvent énervé contre « ce nain qui nous gouverne ». De toute façon, je suis d'accord avec moi, ce qui n'est pas peu de chose. La question est : puis-je reprendre ce blog ? Encore se repose la - MA - question : de quel droit puis-je avoir du plaisir à écrire ? J'ai toujours cette gêne à avoir du plaisir à faire quelque chose alors que la mort m'a enlevé mon bonheur. D'aucuns me répètent que je dois refaire ma vie. Le plus fort est que j'ai bien envie de ce faire. Mais, reste cette gêne... Arriverai-je à m'en défaire ? Peut être que c'est le premier pas qui coûte... Le fais-je ?

mardi 30 septembre 2008

Chaton

Une petite bestiole pleine de poils s'est installée chez moi. C'est Diego.

J'ai un peu moins froid...


Le site de mon chaton...

lundi 24 septembre 2007

J'ai froid.

Je suis seul. J'ai froid. Zita n'est plus là pour me réchauffer de sa chaleureuse présence. Elle n'est plus là pour me dispenser ses petites attentions, comme autant de caresses affectueuses discrètes. L'appartement résonne de craquements qui ne sont pas d'elle mais des meubles seuls, devenus inquiétants, gardiens figés et bavards, mémoires inanimées d'une vie à jamais arrêtée, d'un ouvrage à jamais suspendu. Les pièces sont devenues immenses et inutiles, n'abritant plus qu'une peine inextinguible et désemparée. Je circule telle une ombre dans cet espace glacial, dérangeant de mon passage des souvenirs flottant dans mon esprit, telles des fumerolles bousculées par des mouvements désordonnés et vains. J'erre sans but parmi les objets à la fois familiers et ennemis, témoins impavides d'un bonheur détruit. Je répète obstinément des gestes insensés, obscènes parce que prosaïques. Et pourtant, Zita est là, assemblage hétéroclite de détails matériels, comme une image incomplète à la quelle il manquerait le souffle de la vie. Et j'essaie désespérément de m'agripper à ces morceaux, de ramasser les débris épars pour reconstituer un portrait, seulement une représentation, de ce qui fut un esprit, un corps, mon épouse, riche de tout ce qui faisait que j'avais appris à l'aimer... Je ne peux la laisser partir, s'éloignant inexorablement dans les brumes du temps, effaçant à jamais ses traces, indifférente à mes pleurs et à mes implorations. Je sais bien qu'elle m'a lâché la main, me laissant hagard, décontenancé et les yeux embués, nu et frissonnant. Pourrais-je jamais admettre cette réalité brutale et inacceptable ? Le voudrais-je seulement ?

Je suis seul. J'ai froid.

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