Etzel ou l'étonnement

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jeudi 31 août 2017

Petits riens en sons et images...

Aujourd'hui il fait beau. Le soleil réchauffe avec constance l'air frisquet du matin créant une ambiance printanière. Le chaton dort quelque part dans la maison dans un nouveau nid qu'il s'est formé, rassasié d'avoir reçu sa dose laïque et obligatoire de papouilles quotidiennes (et de croquettes). Des moineaux se chamaillent à grands pépiements dehors. Un couple de tourterelles arpente le jardin consciencieusement. Un merle fait son marché comme s'il était chez lui. De superbes buses planent à la recherche d'une bestiole à serrer. Un quat quat passe dans la rue à toute allure poursuivi par une remorque dans laquelle des chiens de chasse aboient, comme une cavale infernale. La cloche de l'église sonne l'heure, deux fois, au cas ou quelqu'un aurait raté la première salve. D'ailleurs effectivement, habituellement on rate toujours les premiers coups qui nous prennent par surprise. Alors, on tend l'oreille, on attend la deuxième édition et on est content de savoir l'heure qu'il est et d'avoir réussi à ce petit jeu de piéger ce trublion impudent...

Pascal, mon ami, mon complice

Pascal, mon ami, mon complice,
ce n'était pas la peine de nous dire bonjour ou bonsoir lorsque nous nous voyions. À chaque rencontre, c'était comme si nous continuions une relation habituelle, une connivence qui perdurait le long du fil de nos vies. C'était une chose évidente, normale, simple comme peut l'être une vraie amitié. Il fut là dans cette relation joyeuse comme dans mes heures sombres.
Même si nous n'étions plus aussi présents l'un à l'autre, il y avait ce plaisir de nous retrouver de temps en temps que permet une amitié indéfectible dont je m'honorais.
Je n'oublierai jamais ces moments passés ensemble où naquit notre complicité, aussi bien dans notre travail qu'en dehors lorsque notre amour de la musique et notre plaisir nous emmenaient d'une église à une salle, trainant tant bien que mal des kilos de matériel pour enregistrer des concerts ou des disques. Puis je fus un témoin de son bonheur familial avec Séverine et ses garçons Thomas et Léo, et j'en étais content pour lui, pour elle, pour eux.
Pascal était une belle âme, un homme droit, un époux aimant et prévenant, un père accompli et attentif. Sa vie c'était eux avant tout et je sais qu'ils en étaient heureux.
Terrassé par un mal impitoyable Pascal s'en est allé sans dire au revoir, comme si notre amitié perdurait dans le temps, éternellement.
C'était “le Scal”, mon ami, mon complice. J'ai un autre trou dans le cœur.

20/03/2014

jeudi 10 novembre 2016

Les monstres...

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », écrivait Gramsci...

Sidéré, incrédule. Tel est mon état en ce petit matin d'un mercredi pluvieux et grisâtre de novembre 2016. Et pourtant, j'aurais du m'y attendre. Comme ce 16 mai 2007 lorsque l'annonce de l'élection de Sarkozy tombe, comme plus récemment le Brexit anglais, comme l'élection d'Orban en Hongrie en 2010 ou celle d'Erdogan en Turquie ou la montée inéluctable des partis d'extrême droite un peu partout dans le monde ou encore... ou encore... Les signes sont pourtant là, bien visibles pour qui est vigilant : la majorité silencieuse, débarrassée de ses culpabilités, décomplexée, telle un anarchiste fou, avait donné de la voix et avait porté au pouvoir le populiste démagogue local. Pas forcément parce qu'elle croyait aux promesses d'un bateleur vociférant et tonitruant, mais par colère, dépit et vengeance, pour détruire le mal par le mal. A contrario de l'habitude qui veut qu'on élise le moins pire, elle a choisit d'élire le plus pire, histoire de voir ce que ça va donner. Même pas peur. Plus rien à perdre.

Le pire, c'est que les promesses électoralistes de ces petits dictateurs en puissance ne tiendront que le temps de l'élection. Bien qu'on ne puisse traiter de dictateur Mitterrand (encore qu'il avait introduit la notion de “Coup d'état permanent”), par exemple ses promesses de lendemains qui chantent d'une gauche triomphante n'ont duré que le temps de se confronter à la “real politic”. Sans vouloir trop faire de parallèle, on va probablement bien rire (jaune !?) lorsque le chien fou Trump va se cogner durement à la réalité des choses de la gouvernance d'un pays, de sa complexité, de ses compromis et de ses contradictions. À part s'il veut détruire complètement le pays... Qui va gagner de “l'establishment” ou de la révolte ? « C'est une révolte ? - Non Sire, c'est une révolution ». À quoi va mener tout ça, ce mouvement de fond mondial qui veut bousculer, voire éradiquer le système qu'il juge pourri ? Le pire de tout, c'est que nous aussi sommes convaincus qu'en effet le système est pourri (au moins une bonne partie) et, qu'au fond, spectateurs lâches, la conscience pas tranquille mais avec une délectation et une curiosité malsaine, trouvons que nos efforts permanents et vains pour le changer sont trop longs et n'amènent à rien et que, parfois, ne nous demandons-nous pas si un bon coup de balai pourrait être efficace même s'il faut manger avec le Diable...

On dira ce qu'on voudra mais le fait est, et il est cinglant, que la démocratie a joué ici à plein son rôle et montre ses limites : “demos” : le peuple ; “kratein” : commander. Le pouvoir du, par le peuple. Le problème est que les athéniens présupposaient que le peuple, les citoyens étaient éclairés et responsables. Aujourd'hui, le peuple, ici la fameuse majorité silencieuse et hargneuse réagit affectivement et non logiquement en ouvrant la boite de Pandore du populisme et de la démagogie. Cette dérive est elle un passage obligé de maturation de la Démocratie ? Accessoirement, on remarquera que dans les pays démocratiques, même si ça donne des résultats bizarres, cette révolte se fait dans les urnes et non dans le sang...

vendredi 31 mai 2013

Pathos et polis sont dans un bateau...

À propos du rapport Dautzenberg sur l'e-cigarette : C'est le problème de nos sociétés po-lissées à l'extrême : tout comportement susceptible de perturber le fameux trio travail-famille-patrie, toujours appliqué par les classes moyennes (encore que la patrie est un peu tombé en désuétude), est considéré comme un problème pathologique donc objet de soins angoissés (sinon hystériques) et sur-médicalisés. Toute manifestation de ces comportements dans l'espace public (et non publique comme s'obstinent à l'écrire certains) devient quasiment délictueux. 

Il faudra prendre en considération ces aspects lors du prochain changement de société.

vendredi 26 avril 2013

Mur des cons...

Sur l'événement médiatico-politique de la découverte et de la dénonciation à portée hautement philosophique du fameux “mur des cons” du SM : 

Une fois de plus un torchon en mal de publicité et s'imaginant concurrencer Mediapart dans l'ignominie et l'irresponsabilité tente de faire le “buz”. On atteint dans ce pays le niveau de la “presse” anglo-saxonne pour laquelle le moindre faux-pas est sujet à dénonciations et vomissements immondes histoire de satisfaire le pauvre neurone avide de sensationnalisme de la ménagère de moins de cinquante ans et des cerveaux disponibles et par là augmenter les ventes/abonnements. Ces agissements nourrissent la frange la plus réactionnaire de la société. Évidemment, la droite et ses supporters, qui en font partie et qui n'en demandaient pas tant, sautent sur l'occasion et aboient à qui mieux mieux. L'obsession sarkozienne de dénigrer et supprimer ces empêcheurs de tourner en rond que sont les juges refait surface et sert de support commode à la haine droitière. La réaction saine du gouvernement serait d'ignorer ces gesticulations et de ne surtout pas entrer dans le jeu de l'opposition, qui n'attend que ça pour surenchérir, en faisant quelque déclaration que ce soit.

Tiens, d'ailleurs je vais aussi me faire mon mur des cons. J'ai seulement peur de ne jamais avoir assez de place...

lundi 15 avril 2013

La gifle

À propos de l'article du Monde du 09/03/12 « Le roman de la gifle »

Rendre un enfant responsable de ses actes. Voilà la question posée qui soulève le problème des causes et des effets (celui éducationnel des parents et celui social des actes des enfants). Car il est éminemment question d'éducation ici. Expliquer avec amour à un gamin de 6 ans que des actes ont des conséquences prend du temps et des efforts. C'est l'éducation « préventive » que peu de sociétés privilégient. Elles préfèrent la sanction punitive. Elles infligent des amendes aux adultes et traînent en prison les plus récalcitrants. Elles giflent leurs enfants après leurs infractions (difficile d'infliger une amende à un gamin). C'est l'éducation « réparatrice » que préfère la majorité des sociétés. Ça coûte moins cher.

La pratique c'est de claquer un gamin qui a fait une bêtise. Sanction immédiate à défaut d'être pédagogique. Mais c'est la moins pire, à moins d'ignorer, ce qui est particulièrement destructeur. On en arrive à la baffe pédagogique et affectueuse qui a pour but de créer (comme l'application d'une condamnation judiciaire) un électrochoc salutaire chez l'impétrant.
La question reste : doit on ignorer les infractions de nos gamins et les laisser impunies en attendant cette société idéale dans laquelle les parents, éducateurs en diable, favoriseraient une éducation préventive à une réparatrice ? Une société dans laquelle les parents auraient le temps, l'énergie et la culture de s'occuper de leurs enfants... Et quel genre de punition donner en cas de transgression ? Priver de sortie, de dessert, d'argent de poche, de télé, de jeux vidéos ? Pourquoi pas. C'est appliquer aux enfants une justice de type adulte : on prive le « délinquant » de quelque chose, une des pires sanction étant la privation de liberté. Faut il encore que l'enfant accepte la punition, l'interprète correctement et que cette dernière soit justifiée. Mais c'est du boulot ça Madame !

C'est ici que se positionnent les parangons de l'éducation non violente, dont on voit bien les effets catastrophiques chez les américains avec leur précepte de « l'enfant roi » qui sont d'ailleurs en admiration devant notre système et qui me font bien rire (jaune). Ils sont bien plus dangereux que les administrateurs de baffes. Ce sont eux qui placent les parents dans une position intenable où ils n'osent plus claquer leurs mômes et où ils n'ont pas le temps de s'occuper d'eux efficacement. Ils se reposent alors sur les éducateurs institutionnels (maîtres, professeurs et autres divers intervenants genre psychologues de tous poils et police) en se permettant de leur imposer ce qu'ils ne savent et ne peuvent faire eux même. Éducateurs placés eux même dans la même situation puisque chaque sanction est jugée et judiciarisée par des parents sourcilleux à défaut d'être compétents.
On a ici une situation particulièrement ubuesque où des gens qui ne s'occupent pas de leurs enfants, ne sont pas synchrones avec les éducateurs, osent leur imposer leur manière de voir. À terme, pourquoi pas, on aurait une école publique dans laquelle les maîtres suggèreraient à chaque enfant une éducation particulière, une charte personnelle indiquée par des parents déléguant leurs devoirs. Le dessin évoqué dans l'article du Monde est particulièrement juste et significatif (1969, une institutrice droite et sévère, en chignon, regarde deux parents furieux lancer à leur fils honteux : "C'est quoi ces notes ?" 2009 : devant un gamin hilare, les mêmes parents furieux s'en prennent à l'enseignante tremblante de peur : "C'est quoi ces notes ??"). Du coup, devant cet autoritarisme malsain (et typiquement français d'ailleurs), on ne trouve plus de maîtres/professeurs, de maires, d'infirmières, de pompiers, etc. étant donné que chaque dérapage (même minime) est immédiatement sanctionné par l'ire judiciaire de « citoyens » soit disant lésés. On peut aussi y voir une basse vengeance desdits citoyens contre un état lui aussi démissionnaire et indifférent et se portant sur ses modestes serviteurs. Mais ceci est un autre problème même si inclus dans une vaste question sociétale.

À coté de la gifle exceptionnelle, il y a l'éducation “à la claque” (coups, coups de ceinture ou du fameux martinet et autres objets contondants) qui s'approche dangereusement de la maltraitance et qui sanctionne physiquement la moindre incartade. Celle ci est déstabilisante pour l'enfant, voire destructrice et ses effets néfastes sont bien connus. Elle est bien sûr fortement déconseillée, voire interdite et à raison. Il y a des lois pour cela et nul n'est besoin d'en sur rajouter d'autres.
La violence faite aux enfants est un vrai problème qui n'a rien à voir avec la claque pédagogique exceptionnelle et qui relève, là, de toute l'attention de la justice et de son action. C'est ici que les tenants de l'éducation non violente sont dangereux puisqu'ils associent cette “giroflée à cinq feuilles” (comme disait mon grand-père qui ne s'est pas privé de m'en infliger) (probablement à raison puisque je ne lui en ai jamais voulu) (les enfants savent parfaitement reconnaître le juste de l'injuste et l'affection de l'indifférence) aux mauvais traitements de parents indignes. On est bien ici dans une société impuissante, inquiète et repliée sur elle même qui légifère à tour de bras pour la moindre action, en redondance totale avec des lois déjà existantes qu'elle dévalorise de ce fait. Sous prétexte de protéger les enfants maltraités qui sont loin d'être la majorité heureusement, ils généralisent le particulier au plus grand nombre, tentant d'imposer leur autoritarisme suspect à des parents désorientés. Ils usurpent le rôle des éducateurs habituels pour instaurer une morale qui ressemble fortement à un fascisme, s'insinuent dans la vie privée des gens. À l'État qui a démissionné depuis longtemps et qui transfère ses compétences au privé, ils tentent d'investir un créneau porteur et probablement rentable. Toujours se méfier des moralistes.

Pour terminer, il est évident que la gifle n'a rien d'obligatoire et qu'une éducation bien pensée ou un caractère d'enfant particulièrement réfléchi s'en passe tout à fait.

Mais : Une bonne claque vaut mieux que deux tu l'auras.

mardi 12 mars 2013

Arrière-pensée et parano

L'arrière pensée et la parano sont deux composantes importantes de l'être humain en général, et de l'être politique en particulier. Par être politique j'entends non seulement les hommes politiques mais aussi tous ceux qui gravitent autour d'eux d'une manière ou d'une autre.
L'arrière pensée est le double sens d'une action : son sens premier (explicite) et immédiatement visible et son sens caché (implicite) pas toujours immédiatement compréhensible, sauf à en connaître les tenants et aboutissants.
La parano est la méfiance, le manque de confiance quasiment organique par rapport à toute action politique. Elle en élimine d'office le sens premier pour se concentrer aussitôt sur son sens caché.
Donc, l'arrière-pensée (ou même sa suspicion) induit normalement et immanquablement la parano.
Le problème est qu'il n'est pas donné à tout le monde de décrypter les arrière-pensées pour en tirer la substantifique moelle. La guerre incessante entre les hommes politiques et leurs analystes reste restreinte à un petit milieu spécialisé. Sauf à faire connaître au plus grand nombre leurs déductions, le vulgus pecus, pas assez éduqué ou paresseux, n'est pas toujours au courant des sous entendus des politiques et, malheureusement, se contente de voir le sens premier de leurs déclarations. Certains d'entre eux, sachant que plus le sens premier est gros et incroyable, masquent derrière une forêt un arbre.
Tout cela induit immanquablement que tout résultat d'une action politique est celui d'un complot, qu'il soit catastrophique (affaires DSK) ou constructif (libérations d'otages). C'est cela qui fait que, la confiance en les hommes politiques étant de plus en plus réduite, les thèses « complotistes » fleurissent. Et tout parano qui se respecte voit des complots partout et à raison puisque tout ce qui est politique les porte génétiquement.
A-t-on raison d'être parano ?
Imaginer qu'un homme politique complote c'est lui donner un pouvoir créatif, visionnaire même puisqu'il faut qu'il prévoie les conséquences de ses actes, et de moyens, ce qu'il a plus facilement lorsqu'il est aux affaires que dans l'opposition. Accepter les dénégations d'un homme politique en ce qui concerne les complots qui lui sont attribués, dénote une grande erreur tactique de sa part et donne une piètre idée de ses pouvoirs. En fait, la suspicion de complot d'un homme politique le valorise dans ses capacités d'action si ce n'est moralement.
Le complot politique est-il acceptable ?
(à suivre)

jeudi 22 novembre 2012

Plus royaliste que le roi...

Le golpe de Copé...

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mardi 6 novembre 2012

De quoi j'me mêle ?

La synergie bien connue entre la droite et l'Eglise fonctionne toujours à fond. Savoir laquelle des deux noyaute et influence l'autre est difficile à imaginer. Mais, comme par hasard, alors que la droite aboie largement contre le mariage pour tous et l'adoption dans ce cas, l'Eglise est sortie du bois et a doctement repris à son compte les arguments indigents de cette dernière.

Mais, ce qui est particulièrement inadmissible est que l'Eglise monte au créneau pour quelque chose qui ne la regarde en rien. Le mariage pour tous est une institution républicaine et laïque. L'Eglise n'a rien à voir dans son adoption ni dans sa mise en place. Elle ferait mieux de s'occuper du mariage de ses curés et des affaires qui l'entachent régulièrement.

Nous en concluons donc que c'est la droite qui a influencé l'Eglise et cela d'autant plus que le populiste chrétien Copé a lancé son intifada personnelle contre le gouvernement, menaçant la Terre entière des foudres “manifesteuses” de tous les cathos de l'Univers (chrétien s'entend), qu'il pense être une armée et qui, au mieux, ne seront qu'une poignée d'intégristes vociférant et bavant leur haine extrême droitière et anti-PD.

Accessoirement, la montée au créneau aussi des autorités musulmanes et juives me paraît hautement suspecte. J'aimerais savoir aussi de quoi elles se mêlent...

samedi 3 novembre 2012

Traîtrises...

Prolégomènes : France : pays d'Europe actuellement en crise économique, sociale et politique. Moins touchée par on ne sait quel phénomène que certains autres pays d'Europe, elle est cependant sur le fil du rasoir.
- Gauche : (ajouter  : au pouvoir) formation politique romantique et sociale qui doit se colleter à la réalité économique désastreuse perfidement laissée par la droite précédente (aussi bien du fait d'une situation mondiale que de ses propres exactions). Entre ses idéaux et cette réalité catastrophique, la gauche ne sait sur quel pied danser et se les emmêle régulièrement même si des signaux fermes et contre-nature sont envoyés à tous les vents (p.ex. Valls qui joue à Guéant).
- Droite : formation politique adepte de l'extrême libéralisme consistant à privatiser tout ce qui peut l'être (et dans une moindre mesure même ce qui ne devrait pas l'être) en réduisant au maximum l'existence même de l'État et à instaurer un individualisme économique forcené favorable aux plus riches. La droite au précédent pouvoir a consciencieusement détruit tout le tissus social du pays sous prétexte explicitement de faire des économies mais, implicitement, de favoriser indirectement la privatisation des différents services publics pour le profit de certains et de certaines sociétés comme par exemple les mutuelles privées remplaçant petit à petit la Sécurité Sociale et la Retraite. Ainsi, livrés aux appétits et aux exigences financières du privé, de plus en plus de personnes, incapables de se payer une mutuelle dispendieuse, ne peuvent plus bénéficier que des soins minimum dispensés par des hôpitaux publics exsangues, quand ils le peuvent...
- Trahison : action de livrer ou abandonner avec perfidie ; tromper la confiance de quelqu'un ; manquer à la foi donnée à quelqu'un, à la solidarité envers quelqu'un. Syn. : fourberie, traîtrise, félonie, parjure, perfidie, prévarication, défection, désertion...

Développement : Mélanger et secouer vigoureusement les trois notions ci dessus et l'on aura un pays atone, timoré et pusillanime.
Le gouvernement (de gauche, rappelons-le) est donc actuellement confronté à une situation économique, sociale et politique épouvantable. On pourrait se dire qu'un pays confronté à de telles difficultés rassemblerait toutes les “forces vives de la nation” (comme dirait l'autre) pour en sortir. Las. La France est actuellement divisée en trois parties : le Gouvernement, l'opposition (principalement constituée par la droite mais à laquelle les communistes et les écologistes s'allient régulièrement) et les dindons de la farce, à savoir les français, le peuple.
Le gouvernement, aux affaires depuis quelques mois, se débrouille comme il peut avec comme handicap d'être relativement novice dans cet exercice. D'où des erreurs de jeunesse dont tout le monde, à savoir la droite en premier avec le bon peuple emmené par les médias, se gausse. 
L'opposition, et ç'est là où je veux en venir, passe son temps à dénigrer la moindre attitude ou action du Gouvernement sans évidemment, proposer la moindre solution qui ne soit l'étalage de son dogme libéral. Ça ne sert bien sûr pas le gouvernement. Les médias, en quête de perpétuelles premières de couverture alléchantes (TV et radios comprises), relèvent consciencieusement et dénoncent les moindres erreurs gouvernementales et conchient régulièrement des sondages adéquats.
Quand au bon peuple français, dont j'avais dénoncé ailleurs l'attitude consumériste éhontée (décomplexée comme y disent) et inconstante, il suit le mouvement comme les herbes suivent le sens du vent. Les médias accentuent cette détestable habitude. Ainsi, au bout de cinq mois de pouvoir, le gouvernement est débité de 34 à 36% d'opinions favorables. Élu pour cinq ans, on lui demande de résoudre tous les problèmes en quelques mois en se basant sur des attitudes, des événemencules.
L'attitude de la droite, relayée complaisamment par lesdits médias, peut s'apparenter à de la traîtrise. Déjà, lorsqu'elle était au pouvoir, elle a livré le pays à des forces ennemies dont le seul but est de s'enrichir aux dépends de sa population à l'instar de la fameuse banque américaine (LB) qui a spéculé contre les américains. Depuis qu'elle a été évincée du pouvoir, comme un enfant dont on aurait subtilisé le jouet, la droite, avec une haine suspecte, s'évertue à saboter toute action du gouvernement, à saper la confiance qu'on est en droit et en devoir de lui accorder. À tel point qu'elle se radicalise et s'allie avec l'extrême droite, révélant en cela son vrai visage. Copé démontre cette attitude chaque jour d'avantage et en devient le chantre halluciné, secondé plus ou moins efficacement par des lieutenants zélés, anciens ministres ou députés en mal de vengeance. La mauvaise foi, le dénigrement systématique, le mensonge, le détournement, le cynisme éhonté, la collusion en sont les moyens habituels. Je ne parle pas ici de l'ancien président qui, par son attitude (un silence bruyant), attise le feu.
Au lieu de construire quelque chose avec le gouvernement et le peuple, la droite s'évertue à tout démolir comme si elle mettait en place un coup d'état insidieux pour retrouver sa place perdue.
Beaucoup de pays, la France ici en l'occurrence, sont en pleine quatrième guerre mondiale, à savoir la guerre économique livrée par le capitalisme contre les peuples. L'apogée de cette guerre a été la fameuse crise de 2008, initiée aux États Unis sous l'impulsion de la banque Lehman-Brothers, monstre capitaliste international dont le seul but amoral est de s'enrichir immédiatement par tous les moyens, quelles qu'en soient les conséquences. La droite française, totalement partie prenante de ce capitalisme, tente de lui livrer la France pieds et poings liés.
 
Conclusion : Je demande donc que la droite française (l'UMP en particulier) soit déférée devant un tribunal (qui reste à définir) pour haute trahison et tentative de coup d'état.

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